Greffe capillaire sans rasage : est-ce possible ?
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Le rasage est l’un des principaux freins pour certaines personnes qui envisagent une greffe capillaire.
Pouvoir conserver ses cheveux permet évidemment de rendre l’intervention plus discrète, notamment lorsqu’on travaille, que l’on porte les cheveux longs ou que l’on ne souhaite simplement pas que son entourage remarque immédiatement la greffe.
Mais l’expression « greffe capillaire sans rasage » peut être trompeuse.
Il faut en réalité distinguer deux zones : la zone donneuse, dans laquelle les greffons sont prélevés, et la zone receveuse, dans laquelle ils sont implantés.
Dans le protocole appliqué par Olivia, la zone donneuse est rasée afin d’obtenir une bonne visibilité lors du prélèvement.
En revanche, il est parfois possible de conserver les cheveux sur la zone receveuse.
Cette possibilité n’est pas adaptée à tous et dépend notamment de la zone à traiter, de la densité déjà présente et du nombre de greffons nécessaires.
Sommaire
Que signifie réellement une greffe sans rasage ?
Pourquoi le rasage est-il important pour une greffe capillaire ?
Dans quels cas peut-on conserver les cheveux sur la zone receveuse ?
Peut-on implanter sans raser la zone receveuse ?
Notre avis
Que signifie réellement une greffe sans rasage ?
Une greffe dite « sans rasage » ne signifie pas nécessairement que tous les cheveux seront conservés.
Lors d’une greffe FUE, il faut distinguer deux zones.
La zone donneuse, principalement située à l’arrière et sur les côtés du crâne, est celle dans laquelle les unités folliculaires vont être prélevées.
La zone receveuse correspond à la partie du cuir chevelu sur laquelle ces greffons seront ensuite implantés.
En pratique, dans le protocole appliqué par Olivia, lorsqu’on parle de greffe sans rasage, il s’agit surtout de conserver les cheveux présents sur la zone receveuse.
La zone donneuse est rasée afin de permettre le prélèvement dans de bonnes conditions.
C’est un point important car certains patients imaginent qu’une greffe « sans rasage » signifie qu’aucune partie de leur cuir chevelu ne sera rasée.
Ce n’est pas le cas dans ce protocole.
Chez une personne portant les cheveux longs, il peut toutefois être possible de rendre le rasage de la zone donneuse beaucoup plus discret.
Chez la femme notamment, une bande peut être rasée dans la zone donneuse puis recouverte par les cheveux situés au-dessus.
Le rasage existe donc bien, mais il devient beaucoup moins visible une fois les cheveux repositionnés.
Pourquoi le rasage est-il important pour une greffe capillaire ?
Le rasage ne sert pas uniquement à simplifier l’intervention.
Il permet à la praticienne de mieux voir ce qu’elle fait, aussi bien au moment du prélèvement que, dans de nombreuses situations, au moment de l’implantation.
Pour prélever les greffons avec davantage de précision
Lors du prélèvement FUE, les unités folliculaires sont extraites à l’aide d’un petit instrument appelé punch.
Pour réaliser correctement ce geste, la praticienne doit notamment pouvoir observer l’orientation avec laquelle les cheveux sortent du cuir chevelu.
Cette information est essentielle pour adapter l’angle du punch.
Si l’orientation du follicule est mal appréciée et que celui-ci est sectionné pendant le prélèvement, on parle de transection.
Le greffon peut alors être endommagé et ne pas être exploitable dans les mêmes conditions pour l’implantation.
Il peut alors être nécessaire de prélever une autre unité folliculaire pour obtenir le nombre de greffons exploitables prévu.
Le rasage permet de travailler avec une meilleure visibilité et de mieux apprécier l’orientation des cheveux.
Mais il ne suffit évidemment pas à lui seul.
C’est notamment pour cette raison que l’expérience de la praticienne est essentielle : la qualité du prélèvement dépend autant de la technique utilisée que de la précision du geste.
Pour implanter entre les cheveux existants
Le rasage peut également avoir un intérêt important sur la zone receveuse.
Lorsqu’un patient possède encore des cheveux viables dans la zone à densifier, la praticienne doit pouvoir visualiser précisément où ces cheveux sont implantés et quels espaces restent disponibles.
L’objectif est de placer les nouveaux greffons dans les espaces libres sans venir trop près d’un follicule encore présent.
On pourrait comparer cela à planter un olivier exactement à l’emplacement d’un autre olivier encore vivant : vouloir ajouter quelque chose là où quelque chose existe déjà risque simplement d’endommager ce qui était présent.
En greffe capillaire, le principe est similaire.
Implanter un greffon trop près d’un follicule viable peut l’abîmer.
Le rasage permet donc de mieux repérer les espaces disponibles et de combler les zones de manière plus précise.
Dans le protocole appliqué par Olivia, chez un homme nécessitant une véritable densification sur une surface importante, un rasage complet est généralement privilégié.
Il permet à la praticienne de travailler avec davantage de visibilité, de combler les espaces disponibles et d’obtenir une implantation plus homogène.
Le résultat esthétique n’est pas le seul élément concerné : travailler dans de bonnes conditions facilite également les soins et la cicatrisation après l’intervention.
Dans quels cas peut-on conserver les cheveux sur la zone receveuse ?
Le rasage complet n’est pas systématiquement nécessaire.
Tout dépend de la zone qui doit être traitée.
Ligne frontale et golfes
Lorsqu’un patient souhaite uniquement redessiner sa ligne frontale et combler ses golfes, il n’est pas forcément nécessaire de raser complètement le dessus du crâne.
La majorité des greffons va alors être implantée devant ou autour de la ligne existante plutôt qu’au milieu d’une zone nécessitant une densification importante.
Chez un homme, il peut donc être possible de conserver une partie des cheveux et simplement réaliser une coupe ou un dégradé très court afin de faciliter l’intervention.
Cela permet d’obtenir un compromis entre discrétion et bonnes conditions de travail.
Chez la femme
Chez la femme, la logique est souvent différente car conserver les longueurs représente évidemment un enjeu esthétique beaucoup plus important.
Dans de nombreuses situations, seule une bande de la zone donneuse est rasée, puis elle est masquée par les cheveux plus longs qui se trouvent au-dessus.
Sur la zone receveuse, les cheveux peuvent également être conservés lorsque le projet concerne essentiellement la ligne frontale ou les golfes.
Une grande partie des femmes qui envisagent une greffe présentent notamment une alopécie de traction ou une alopécie androgénétique.
Dans ces situations, l’indication doit être correctement évaluée avant d’envisager une intervention, car la cause et l’évolution de la perte de cheveux sont essentielles pour déterminer ce qu’il est réellement possible de faire.
Lorsqu’une densification importante est nécessaire
En revanche, lorsqu’il faut densifier une zone dans laquelle de nombreux cheveux sont encore présents, conserver toute la longueur peut compliquer le travail.
La praticienne doit alors travailler au milieu des cheveux existants, avec moins de visibilité.
L’intervention devient plus longue, plus difficile et il devient également plus compliqué d’exploiter chaque espace disponible.
C’est pourquoi, dans le protocole appliqué par Olivia, un rasage complet est généralement privilégié chez l’homme lorsque l’objectif est de densifier une zone importante.
Le sans-rasage doit donc rester une possibilité lorsqu’il est adapté au projet et non devenir une exigence qui oblige à travailler dans de moins bonnes conditions.
Peut-on implanter sans raser la zone receveuse ?
Oui, dans certaines situations.
La possibilité de conserver les cheveux sur la zone receveuse dépend notamment de la zone à traiter, de la densité déjà présente et du nombre de greffons à implanter.
Le stylet CHOÏ peut être utilisé sur une zone receveuse non rasée lorsque le projet le permet.
Lorsque de nombreux cheveux sont déjà présents, l’implantation demande davantage de précision afin de préserver les follicules existants.
Est-ce réellement plus discret après l’intervention ?
Oui, conserver ses cheveux permet généralement de mieux masquer la zone implantée.
Mais il ne faut pas imaginer pour autant que l’intervention devient totalement invisible.
Dans le protocole appliqué par Olivia, la zone donneuse reste rasée et des rougeurs ou de petites croûtes peuvent apparaître sur la zone receveuse.
Les cheveux longs peuvent également présenter un inconvénient pendant les premiers jours.
Dans le protocole appliqué par Olivia, aucun shampoing n’est réalisé pendant les quatre premiers jours.
Les cheveux longs peuvent alors devenir plus gras et venir coller contre la zone implantée ou les greffons.
Ils peuvent donc rendre l’intervention plus discrète visuellement, mais ils ne sont pas forcément plus pratiques en matière de soins et d’hygiène pendant les premiers jours.
C’est un élément rarement évoqué lorsque l’on présente uniquement les avantages d’une greffe sans rasage.
Notre avis
Une greffe capillaire sans rasage complet est possible dans certaines situations.
Mais le terme est souvent mal compris.
Dans le protocole appliqué par Olivia, la zone donneuse est rasée afin de faciliter la précision du prélèvement, tandis que la zone receveuse peut parfois conserver ses cheveux.
Chez une femme ou chez un homme dont le projet concerne uniquement la ligne frontale et les golfes, cette approche peut être adaptée.
En revanche, lorsqu’une véritable densification est nécessaire, notamment au milieu de cheveux encore présents, le rasage permet à la praticienne de mieux visualiser les follicules existants et chaque espace disponible pour les nouveaux greffons.
Vouloir absolument éviter le rasage peut alors rendre le travail plus long, plus difficile et limiter la qualité de l’implantation.
Une implantation au CHOÏ peut être réalisée sur une zone receveuse non rasée lorsque les caractéristiques du projet le permettent.
Le choix doit donc être fait en fonction du résultat recherché et non uniquement de l’apparence pendant les quelques jours qui suivent l’intervention.
Une greffe réussie doit avant tout être réalisée dans les conditions qui permettent à la praticienne de travailler avec le plus de précision possible.
Article rédigé par CapiConseil avec l’expertise d’Olivia Maison, praticienne en greffe capillaire depuis 17 ans.