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FUE, DHI, Saphir, CHOÏ :
quelles différences en greffe capillaire ?

7 min de lecture

La FUE, la DHI, la Saphir ou encore le CHOÏ sont des appellations que l’on retrouve sur les sites de nombreuses cliniques de greffe capillaire. Pourtant, après quelques recherches, il est souvent difficile de comprendre ce qui les distingue réellement.

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Certaines sont présentées comme des techniques plus performantes, d'autres comme des méthodes plus récentes. En pratique, ces termes ne désignent pourtant pas tous la même chose.

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​Avant de comparer leurs avantages et leurs limites, il est donc essentiel de comprendre à quoi ils correspondent.

Sommaire 

Les deux étapes d'une greffe capillaire

La FUE : la méthode d'extraction de référence

Saphir ou CHOÏ : deux méthodes d'implantation

DHI : une appellation souvent source de confusion

Notre avis

Les deux étapes d'une greffe capillaire

Avant de comparer la FUE, la Saphir ou la DHI, il est indispensable de comprendre comment se déroule une greffe capillaire. Sans cette explication, il est naturel de mettre sur le même plan des appellations qui ne désignent pourtant pas la même chose.

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Une intervention se déroule toujours en deux grandes étapes.

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La première consiste à prélever les unités folliculaires de la zone donneuse.

La seconde consiste à les implanter dans les zones concernées par la perte de cheveux.

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C'est précisément à ce niveau que naît la confusion.

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La FUE correspond à une méthode de prélèvement. La Saphir et la CHOÏ, quant à elles, correspondent à deux méthodes d'implantation.

Autrement dit, comparer la FUE à la Saphir ou à la CHOÏ revient à comparer deux étapes différentes d'une même intervention.

 

Une fois cette distinction comprise, il devient beaucoup plus facile de comprendre les différentes techniques mises en avant par les cliniques.

La FUE : la méthode d'extraction de référence

Avant l'apparition de la FUE, les greffes capillaires étaient principalement réalisées grâce à la technique de la FUT, également appelée technique de la bandelette.

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Le principe consistait à prélever une bande de cuir chevelu à l’arrière de la tête afin d’en extraire les unités folliculaires qui seraient ensuite réimplantées. Cette méthode permettait de prélever un grand nombre de greffons, mais elle laisse une cicatrice linéaire permanente au niveau de la zone donneuse. Celle-ci peut être particulièrement visible lorsque les cheveux sont portés courts.

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Aujourd’hui, la FUE est devenue de loin la méthode de prélèvement la plus utilisée en greffe capillaire. La FUT reste pratiquée, mais de manière beaucoup plus minoritaire.

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Contrairement à la FUT, la FUE permet de prélever les unités folliculaires une par une à l’aide d’un micro-punch, sans retirer de bande de cuir chevelu. Les points de prélèvement sont répartis sur la zone donneuse, ce qui évite la cicatrice linéaire caractéristique de la FUT et permet généralement un aspect plus discret une fois la zone cicatrisée.

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Une fois les greffons prélevés, reste une étape tout aussi essentielle : leur implantation. C'est précisément à ce moment que les méthodes Saphir et CHOÏ se distinguent.

Saphir ou CHOÏ : deux méthodes d'implantation

Une fois les unités folliculaires prélevées grâce à la FUE, elles doivent être réimplantées dans les zones concernées par la perte de cheveux. C'est à cette étape que les méthodes Saphir et CHOÏ se distinguent.

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Avec la méthode Saphir, le praticien réalise dans un premier temps l'ensemble des micro-incisions du cuir chevelu à l'aide d'un bistouri équipé d'une lame en saphir. Les greffons sont ensuite implantés un à un dans chacune de ces incisions.

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La méthode CHOÏ repose sur un principe différent. Grâce à un stylo implanteur, chaque greffon est implanté en un seul geste : l'ouverture du cuir chevelu et l'implantation sont réalisées simultanément.

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Cette technique demande une véritable maîtrise. Les unités folliculaires sont d'abord triées selon le nombre de cheveux qu'elles contiennent. Les greffons composés d'un seul cheveu sont généralement réservés à la ligne frontale afin d'obtenir un résultat naturel, tandis que les greffons plus denses sont utilisés pour apporter davantage de densité.

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Le praticien doit ensuite sélectionner le greffon approprié, le charger correctement dans le stylo implanteur, puis respecter avec précision la profondeur, l'angle et l'orientation de chaque implantation. Cette succession de gestes nécessite une grande expérience.

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La méthode CHOÏ offre un niveau de précision élevé, mais uniquement lorsqu'elle est réalisée par une équipe parfaitement formée à cette technique.

DHI : une appellation souvent source de confusion

Le terme DHI, pour Direct Hair Implantation, apparaît très souvent lorsqu’on compare les techniques de greffe capillaire.

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C’est notamment le cas dans les recherches « FUE ou DHI ? » ou « DHI ou FUE Saphir ? ». La difficulté vient du fait que ces appellations ne décrivent pas exactement la même étape de l’intervention.

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La DHI désigne une approche d’implantation directe des greffons à l’aide d’un stylet implanteur. Le terme a notamment été développé et popularisé par le réseau DHI Global Medical Group, mais il est aujourd’hui utilisé plus largement par différents acteurs de la greffe capillaire.

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C’est ce qui entretient notamment la confusion avec le CHOÏ, qui repose lui aussi sur l’utilisation d’un stylet implanteur.

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FUE ou DHI : que compare-t-on réellement ?

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La question « FUE ou DHI ? » compare en réalité deux notions qui ne correspondent pas exactement à la même étape.

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La FUE désigne la méthode utilisée pour prélever les unités folliculaires dans la zone donneuse.

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Une intervention présentée comme DHI comprend elle aussi une phase de prélèvement des greffons avant leur implantation directe à l’aide d’un stylet.

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Plutôt que de choisir uniquement entre deux appellations, il est donc plus utile de demander :

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  • comment les greffons seront prélevés 

  • comment ils seront implantés 

  • qui réalisera chacune de ces étapes

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Au-delà du nom utilisé par une clinique, il est donc plus pertinent de s’intéresser à l’expérience de l’équipe, au protocole mis en place et à la qualité de la prise en charge.

Notre avis

En réalité, opposer la FUE, la Saphir, la CHOÏ ou la DHI n'a que peu de sens, car ces termes ne désignent pas tous la même chose.

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La réussite d'une greffe capillaire ne dépend pas uniquement de la technique utilisée. Elle repose avant tout sur la qualité du diagnostic, la préservation de la zone donneuse, le dessin de la ligne frontale, la sélection des greffons, la précision de leur implantation et l'expérience du praticien.

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Le nom d'une technique ne garantit pas la qualité d'une greffe. En revanche, l'expérience de l'équipe qui la réalise aura un impact direct sur votre résultat.

Article rédigé par CapiConseil avec l’expertise d’Olivia Maison, praticienne en greffe capillaire depuis 17 ans.

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