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Peut-on faire une deuxième greffe capillaire ?

7 min de lecture

Oui, il est tout à fait possible de faire une deuxième greffe capillaire, et certains patients en réalisent même plusieurs au cours de leur vie.

Une seconde intervention peut être prévue dès le départ pour répartir le traitement sur plusieurs étapes, mais elle peut aussi devenir nécessaire plus tard : évolution de la chute de cheveux, manque de densité après une première greffe ou nouvelle zone à traiter.

La vraie limite n’est donc pas le nombre d’interventions déjà réalisées.

Ce qui détermine surtout la possibilité d’une deuxième greffe, c’est l’état de la zone donneuse et le nombre de greffons qu’il est encore possible d’y prélever sans l’abîmer.

Il faut également respecter un délai suffisant après la première intervention, notamment lorsque l’on souhaite retravailler une zone déjà implantée.

Sommaire 

Pourquoi faire une deuxième greffe capillaire ?

Combien de temps faut-il attendre entre deux greffes ?

Comment savoir si la zone donneuse permet une deuxième greffe ?

Combien de greffes capillaires peut-on faire dans une vie ?

Notre avis

Pourquoi faire une deuxième greffe capillaire ?

Une deuxième greffe ne signifie pas forcément que la première intervention a échoué.

Il existe plusieurs situations dans lesquelles un patient peut décider de réaliser son projet en plusieurs étapes.

Traiter différentes zones en plusieurs interventions

Lorsqu’une grande partie du cuir chevelu doit être traitée, certains patients préfèrent répartir la greffe sur deux interventions.

Cela peut être un choix personnel, organisationnel ou financier.

Par exemple, un patient peut commencer par reconstruire la ligne frontale et l’avant du crâne, puis revenir plus tard pour travailler la tonsure.

Le projet est alors pensé dès le départ en tenant compte de la quantité totale de greffons disponibles.

Améliorer la densité d’une première greffe

Une deuxième intervention peut également être envisagée lorsque la densité obtenue après la première greffe reste insuffisante.

Tous les greffons implantés ne produisent pas nécessairement un cheveu visible au résultat final.

Une petite perte de greffons peut exister malgré une intervention correctement réalisée.

Le résultat peut également être diminué lorsque les consignes postopératoires ne sont pas respectées.

Dans les premiers jours notamment, gratter ou arracher prématurément les croûtes peut endommager les greffons encore fragiles.

Lorsque la zone donneuse le permet, une seconde greffe peut alors être utilisée pour apporter davantage de densité.

La chute de cheveux peut continuer après la greffe

Une greffe déplace des follicules, mais elle n’arrête pas automatiquement l’évolution de l’alopécie.

Un patient peut donc avoir un très bon résultat après une première intervention puis perdre progressivement des cheveux naturels qui n’avaient pas été greffés.

Quelques années plus tard, une nouvelle zone peut alors nécessiter une intervention.

La deuxième greffe ne sert donc pas toujours à corriger la première : elle peut simplement accompagner l’évolution naturelle de la perte de cheveux.

Combien de temps faut-il attendre entre deux greffes ?

Le délai dépend principalement de la zone que l’on souhaite traiter.

Pour retravailler la même zone : environ un an

Lorsque la deuxième intervention doit apporter davantage de densité dans une zone déjà implantée, il est préférable d’attendre le résultat final de la première greffe.

Pour la majorité des zones du cuir chevelu, cela signifie environ douze mois.

À trois, quatre ou même six mois, de nombreux cheveux sont encore en cours de repousse.

Réimplanter trop tôt dans la même zone compliquerait également le travail, car certains follicules greffés sont encore peu visibles.

Attendre permet donc de savoir précisément :

  • quels cheveux ont réellement repoussé 

  • où la densité reste insuffisante 

  • quels espaces peuvent recevoir de nouveaux greffons

Pour traiter une autre zone : environ six mois peuvent suffire

Lorsque la seconde greffe concerne une zone différente, il n’est pas toujours nécessaire d’attendre un an.

Il faut surtout laisser la zone donneuse cicatriser correctement après le premier prélèvement.

Dans le protocole utilisé par Olivia, une nouvelle intervention sur une autre zone peut généralement être envisagée environ six mois après la première, lorsque la zone donneuse a suffisamment récupéré.

Le délai doit évidemment être confirmé lors de l’examen du patient.

Comment savoir si la zone donneuse permet une deuxième greffe ?

C’est le point déterminant.

Avant une deuxième intervention, la zone donneuse est la première chose à examiner.

Il faut vérifier combien de cheveux peuvent encore être prélevés sans créer une perte de densité visible à l’arrière et sur les côtés du crâne.

Le nombre de greffons nécessaires doit rester réaliste

Un patient peut avoir besoin de 3 500 greffons pour obtenir la densité qu’il recherche alors que sa zone donneuse ne permet plus d’en prélever que 2 000 dans de bonnes conditions.

Dans ce cas, vouloir traiter toute la surface peut conduire à un résultat trop peu dense.

Il peut être plus intéressant de concentrer les greffons disponibles sur une zone prioritaire.

Par exemple, traiter principalement l’avant du crâne et la ligne frontale peut parfois avoir davantage d’impact esthétique, car c’est la zone que le patient voit immédiatement lorsqu’il se regarde dans un miroir.

Mais le choix final doit être expliqué au patient avec les limites réelles de sa zone donneuse.

Une première greffe peut limiter les possibilités suivantes

Chaque follicule prélevé en FUE est retiré définitivement de la zone donneuse.

Il ne pourra donc pas être prélevé une deuxième fois.

Une première intervention ayant consommé beaucoup de greffons réduit nécessairement les possibilités futures.

C’est également pour cette raison qu’un prélèvement excessif lors d’une première greffe peut devenir problématique : une zone donneuse fortement appauvrie peut empêcher toute nouvelle intervention suffisamment importante.

L’état du cuir chevelu doit également être contrôlé

La quantité de cheveux disponible n’est pas le seul élément à regarder.

Certaines affections du cuir chevelu doivent être traitées avant une greffe.

C’est notamment le cas d’une dermatite séborrhéique active.

Elle peut parfois être confondue avec de simples pellicules par le patient.

Lorsque le cuir chevelu présente une inflammation importante, l’intervention doit être reportée le temps de traiter correctement la zone.

Une fois la dermatite contrôlée et le cuir chevelu revenu dans de bonnes conditions, la greffe peut de nouveau être envisagée.

Combien de greffes capillaires peut-on faire dans une vie ?

Il n’existe pas un nombre universel de greffes autorisées.

Un patient peut parfaitement réaliser deux, trois interventions ou davantage si sa zone donneuse le permet.

La véritable limite est le nombre total de follicules qu’il est possible de prélever sans laisser l’arrière du crâne visiblement clairsemé.

La zone donneuse est un capital limité

Dans le protocole d’Olivia, environ 5 000 greffons sur l’ensemble d’une vie représentent un ordre de grandeur prudent pour de nombreux patients.

Mais ce chiffre n’est pas une règle applicable à tout le monde.

Certains patients possèdent une zone donneuse particulièrement dense et pourront supporter davantage de prélèvements. D’autres atteindront leur limite beaucoup plus rapidement.

Ce qui compte n’est donc pas d’atteindre un nombre précis, mais de conserver une densité suffisamment naturelle dans la zone donneuse après chaque intervention.

Pourquoi vouloir prélever toujours plus peut poser problème ?

Prélever davantage de greffons ne signifie pas automatiquement obtenir un meilleur résultat.

Lorsque les prélèvements sont trop nombreux ou mal répartis, des zones clairsemées peuvent apparaître à l’arrière du crâne.

Dans les cas les plus marqués, les cicatrices ponctuelles laissées par les extractions deviennent beaucoup plus visibles, notamment avec les cheveux courts.

Et une fois les follicules retirés, ils ne repoussent pas dans la zone donneuse.

Il faut donc penser aux éventuelles interventions futures dès la première greffe.

La tricopigmentation peut-elle compléter une deuxième greffe ?

Oui, dans certaines situations.

Lorsque le nombre de greffons disponibles ne permet pas d’obtenir davantage de densité sans prendre de risque pour la zone donneuse, la tricopigmentation peut être utilisée pour renforcer visuellement l’impression de densité.

Des pigments sont déposés dans le cuir chevelu afin de diminuer le contraste entre les cheveux et la peau.

Elle peut également être utilisée sur la zone donneuse pour rendre moins visibles les petits points cicatriciels laissés par les prélèvements FUE.

Elle ne crée évidemment pas de nouveaux cheveux, mais elle peut représenter une solution complémentaire lorsque le capital donneur devient limité.

Notre avis

Faire une deuxième greffe capillaire est parfaitement possible et peut même faire partie du projet dès le départ.

La question essentielle n’est pas de savoir combien de greffes ont déjà été réalisées, mais combien de greffons la zone donneuse peut encore fournir dans de bonnes conditions.

Lorsqu’il reste suffisamment de capital donneur, une seconde intervention peut améliorer une densité, traiter une nouvelle zone ou accompagner l’évolution de la chute de cheveux.

En revanche, lorsque la réserve devient trop faible, il vaut mieux adapter le projet plutôt que chercher à couvrir une surface trop importante avec trop peu de greffons.

Une deuxième greffe doit donc être pensée en fonction de ce qu’il reste réellement disponible, mais aussi de ce qu’il faudra éventuellement conserver pour l’avenir.

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